"On me dit que le temps qui glisse est un salaud."

"On me dit que le temps qui glisse est un salaud."

Les feuilles crissent sous mes pas. Je regarde ce sentier que j'ai parcouru tant de fois... Je ressens le besoin incompréhensible de laisser ma trace sur ce chemin banal. Imprégner mon parfum dans l'air. Marquer les branches de mon empreinte. Laisser une trace indélébile de mon passage. Je me souviens de tous mes passages ici. J'allais chez l'un, chez l'autre... Je revenais, courrait, marchais. La nuit quand les bruits vous font sursauter... Le jour quand le soleil tape sur vos épaules où que la pluie vous trempe... Je me souviens de ce tronc bloqué en l'air sur lequel nous montions pour jouer. Je me rappelle que nous nous étions cachés dans ce buisson pour épier leur déclaration. Je me souviens de ce fourré où nous avions construit une cabane et de ce chemin où nous avions fait un jogging mortel. Mais à chaque fois, je rentre seule. Comme un rituel, une tradition douloureuse. Là où les chemins se séparent... Où les amitiés se brisent ou se délient pour une nuit. Ou plus. La musique emplit l'air et les accords sont recouverts par la voix du ruisseau. Le bruissement de la terre sous nos pas je ne l'aie pas oubliée. Ni nos rires de gamins.

Ni notre vieille amitié qui s'étend sur ce chemin reliant nos maisons.
Et nos c½urs.

# Enviado em Segunda 06 Julho 2009 16:20

Seule &. Entourée, j'observe ma vie se dérouler tel un ruban lointain.

Seule &. Entourée, j'observe ma vie se dérouler tel un ruban lointain.


La solitude, il y a des gens qui la choisissent. Qui l'affectionne, qui l'aime. Ces gens qui n'aspirent qu'à vivre loin du regard des autres, loin des jugements hâtifs et des ricanements pitoyables. Oui, il ya des gens comme ça. J'ai cru en faire partie. J'ai pensé pouvoir faire face au monde, seule. Sans aides, sans amitiés, sans personne sur qui m'appuyer. Cette solitude, je l'avais choisi. Je l'avais décidée. J'en avais fait ma seule alliée, mon idéal. Mon bonheur. J'avais déclaré être invincible tant que je serai seule. Et c'était vrai. À cet instant, je vivais librement, sans frontières sentimentales, sans personne à impressionner. Je suppose que ce fut les années les plus simples de ma vie. Simples... Ô combien simples... Le temps consumait cependant le sentiment pitoyablement humain de se sentir aimé, désiré... Le sentiment incontournable de se sentir attendu quelque part... Ce sentiment qui consume tant d'âmes ambitieuses, tant de c½ur tourmentés... Mais qui, par sa simplicité apparente, réjouit les gens, et fait naître des sourires. Sentir des gens autour de soi peut-être un contentement rassurant dans une vie, un confort inébranlable. Mais une faiblesse incontestable.


Aimer, c'est se soumettre aux regards, s'exposer aux gens. Sans peurs.

# Enviado em Quinta 21 Maio 2009 17:38

Comme quoi, les gens n'efface rien.

J'ai besoin de quelqu'un. J'ai toujours cru être assez forte pour tout surmonter, pour tout vaincre. J'ai souvent pensé n'avoir besoin de personne dans ma vie. Que je pouvais vivre en solitaire, sans personne sur qui me reposer. Aujourd'hui, je me rends compte que toutes mes certitudes étaient fausses : je ne suis pas capable de me battre seule. J'ai besoin d'un soutien, d'une force à mon côté. J'aimerai avoir une personne qui soit là pour moi, chaque jour, chaque nuit. Une de ces personnes qui vous rassure en cas de doutes. Qui vous murmure des paroles douces pour vous réconforter. Qui vous connaît comme personne et devine vos pensées d'un regard. Mais en ces jours où j'ai tant besoin d'une présence, le monde me dénigre, me laisse. J'ai trop aimé les autres et pas assez moi-même. J'ai trop donné et pas assez reçu. '' Je ne voulais rien en retour, excepté sa présence. '' Juste une présence. Quelqu'un sur qui compter en cas de besoin. Mais aujourd'hui je me sens définitivement seule. Au fur et à mesure que ces vérités m'apparaissent et me tuent, je sens les larmes qui coulent au fond de cette âme écorchée. J'ai toujours cru que je n'avais pas besoin d'eux, s'il vous plait, ne me lâchez pas. Pas maintenant. Je lance mes appels au secours mais je n'ai personne à qui les destiné. Qui entendra ma détresse et ma douleur ? La solitude de mon âme et cette traîtresse de mort qui m'entraîne. J'ai besoin d'aide plus que jamais. À l'aide ....

« Please, please, don't leave me ... I'm sorry »

# Enviado em Domingo 10 Maio 2009 16:45

Et je reste là. Impuissante face à ton absence.

Et je reste là. Impuissante face à ton absence.
L'abandon est une chose très particulière. Une chose étrange qui vous torture le c½ur. L'abandon c'est vague. Très vague. Un sentiment qui vous prend la gorge, les yeux, le corps. Ce sentiment d'être totalement paumée. D'être insignifiante aux yeux des autres. On pense toujours que les autres ne nous sont pas indispensables. Jusqu'au moment où on les perd. À tout jamais. On voit lentement, le peu de choses auxquels on tenait, auxquels on se raccrochait, s'enfuir. On sent peu à peu le besoin intense de vouloir être aimé, chérie par ces gens autrefois si dérisoires, tellement lointains... Et l'abandon surgit au milieu du chaos d'un c½ur glacé. Et là on ouvre les yeux. On voit les gens qu'on aime d'un amour inconditionnel se détourner. On ressent les douleurs lancinantes des absences nous taillader les veines... Les langoureux sentiments suicidaires prendre place dans notre esprit ... Quand l'abandon nous tue. La solitude sordide l'accompagner... Et ce désespoir infirme nous tomber dessus tel un météore. Un poison perfide qui baigne paisiblement dans notre sang, dans notre vie. Quand l'abandon nous tient...

C'est que l'espoir se terre.

# Enviado em Quinta 21 Maio 2009 17:32

J'ai beau me dire que c`est comme ça, l'écrire noir sur blanc . Quoique je fαsse, rien ne t`efface, je pense à toi . Reste l'absence, obstinément . ____ Pourquoi je sαigne & pαs toi? J.J


La douleur lancinante de l'absence fait son chemin. Elle me blesse plus qu'autre chose. Elle me vide de mes pensées, de mon caractère. Et elle s'en fout. La colère ardente se mêle à ce flot immense de larmes furieuses. Oh oui, je l'aime. Je l'aime tellement plus qu'elle ne le pense .... Et comme elle me blesse. Elle est fière de plus. Elle m'as planté une étoile dans le coeur, a déchiré ma confiance. Lancinante ... Non, la colère ne s'apaise pas avec le temps. Non, nous ne revivrons pas. Non, je n'essaierai même plus.

Je t'ai trop donné, j'ai reçu tellement peu...

# Enviado em Sexta 01 Maio 2009 08:35